Quel est le meilleur système de mesure de la performance d’une entreprise ?


C’est une lapalissade : jamais les entreprises n’ont amassé autant données. Chaque micro-tâche, chaque interaction est tracée, mesurée, valorisée… Tout est connu, compté, enregistré quelque part. Les dirigeants ont donc toutes les informations pour mesurer la performance de leur organisation. Sauf que.. ces données brutes ne constituent en rien des indicateurs significatifs. Le défi de la mesure de la performance réside donc dans la capacité à construire ces indicateurs simples, à les consolider et à les analyser pour prendre les décisions adaptées. Et ce sont les points que nous allons aborder dans ce nouvel article.

Première étape : identifier les indicateurs clés

mesure de la performancePour mesurer la performance d’une entreprise, il faut identifier un ensemble pertinent d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs. Pour cela, le point de départ reste la stratégie de l’entreprise. De ses objectifs globaux vont découler des objectifs intermédiaires (processus, projets, actions opérationnelles…). Les indicateurs serviront  à évaluer s’ils sont atteints ou à situer la progression de l’entreprise par rapport aux caps fixés Pour les définir, mener une réflexion minutieuse avec des groupes de collaborateurs est nécessaire.

Cependant, même si chaque entreprise aura ses propres mesures, voici une liste, non exhaustive, d’indicateurs à surveiller :

  • Indicateurs de performance financière : chiffre d’affaires, bénéfices, taux de rentabilité, besoin en fonds de roulement, délais de règlements clients et fournisseurs…
  • Indicateurs de performance organisationnelle : taux d’absentéisme, taux d’accident, coût de production… 
  • Indicateurs de performance commerciale : revenus par ligne de production, influence des campagnes publicitaires, part de marché…
  • Indicateurs de responsabilité sociétale de l’entreprise : impact social et environnemental, parité…

Certains indicateurs seront définis au niveau des “business units” ou pourront être spécifiques à certains secteurs :

  • logistique : taux de ponctualité, taux de qualité (intégrité des biens livrés)…
  • société de services ou ESN : taux d’intercontrat
  • e-commerce : taux de conversion, d’abandon de panier, de retour…

Deuxième étape : construire  ces indicateurs selon des cycles courts à partir de données terrain

consolidation dataLa conception des indicateurs selon une méthodologie rodée

  1. Avoir une finalité claire : qui va utiliser cet indicateur ? Comment et pourquoi ?
  2. Être centré sur les priorités : quels objectifs stratégiques de l’entreprise mesure-t-on? 
  3. Aligner les indicateurs sur la réalité de l’activité : des liens évidents et naturels doivent exister entre les indicateurs de terrain, utilisés par les responsables opérationnels, et ceux utilisés pour surveiller la performance de l’organisation.
  4. Les mettre à jour régulièrement : les indicateurs doivent être tenus à jour pour tenir compte des évolutions de l’entreprise (par exemple la dématérialisation d’un processus ou un nouveau mode de gestion budgétaire). Certains doivent aussi être produits selon des fréquences de plus en plus élevées, pour répondre à un besoin de suivi en temps quasi réel.

Des outils digitaux au secours de la collecte des indicateurs

De nombreuses solutions digitales “structurantes” peuvent être déployées dans l’entreprise . On retrouve là des applications classiques comme les : 

  • ERP (Entreprise Resource Planning), 
  • EPM (Enterprise Performance Management), 
  • SIRH (Système d’Information Ressources Humaines)… 

Ces outils, très riches sur le plan fonctionnel, peuvent fournir leurs propres indicateurs “préconfigurés”. Mais bien souvent, il s’avère indispensable de croiser plusieurs sources. L’entreprise recourt alors à des outils de BI (Business Intelligence). Ils aideront à extraire les données issues de différents référentiels pour construire des indicateurs pertinents, composites selon des cycles très rapides. 

Cependant, des limites persistent

Mais certaines données, intéressantes à analyser, échappent à ces grands logiciels pour  des raisons diverses : maintien d’outils logiciels “faits maison” jugés plus efficaces et plus souples, manque de granularité des modèles de données des ERP, SIRH…. 

Or ces données cachées (dark data), issues du terrain, souvent présentes sous Excel, sont essentielles pour alimenter des indicateurs en prise directe avec les enjeux opérationnels. Et les entreprises n’ont aucune raison d’y renoncer. En déployant des solutions de collecte de données sécurisées, elles se dotent de processus collaboratifs de remontée et de consolidation d’information. Des données, a priori disséminées dans l’entreprise, viennent ainsi enrichir  les indicateurs de performance de façon structurée.

Troisième étape : renforcer la culture de la qualité des données tout le long du processus

culture qualité des donnéesDisposer d’indicateurs fiables n’est possible que si tous les collaborateurs d’une entreprise sont sensibles à la qualité des données produites au quotidien. C’est un immense  défi pour les organisations : renforcer, voire créer, une véritable culture de la qualité des données. Et cela, pas seulement pour la saisie  ou la collecte, mais également, lors des traitements, de la consolidation et la restitution de ces data.

Les collaborateurs, et la direction, doivent intégrer la valeur opérationnelle et commerciale des données. Si les équipes produisent des  data de qualité, elles feront davantage confiance aux indicateurs qui leur sont présentés. Les efforts d’amélioration qui en résultent seront plus facilement menés. Cela favorisera l’adoption de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux outils digitaux et …de nouveaux objectifs.

Les outils de collecte comme Gathering Tools se mettent naturellement au service de cette qualité de donnée. Pour commencer, ils ne perturbent pas le quotidien des collaborateurs  qui retrouvent l’ergonomie familière de leurs tableaux Excel. Ensuite, ils fiabilisent les processus de remontée des données grâce à des droits attribués à chacun, des contrôles de cohérence, de consolidation automatisée, une traçabilité des échanges et un stockage sécurisé des informations au sein du SI. Cela permet de créer des indicateurs fiables rapidement et exploitables immédiatement.

Mesurer la performance d’une entreprise passe donc avant tout par la capacité à disposer d’indicateurs fiables reflétant l’activité de l’organisation. Pour ce faire, toutes les données de l’entreprise peuvent être mobilisées : celles des grandes applications structurantes grâce à la BI, comme celles stockées sur le terrain grâce à des solutions de collecte de données sécurisées. Dans tous les cas, il reste indispensable de disposer de données de qualité “à la base”, ce qui nécessite une sensibilisation des collaborateurs sur le terrain.  En sécurisant les processus de collecte, Gathering Tools vous accompagne dans ce sens