Rapport RSE : un outil de communication et d’amélioration continue


Apparu au milieu du vingtième siècle, le concept de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) est aujourd’hui largement utilisé à travers le monde. Pour rendre compte de leurs avancées sociales & environnementales mais aussi communiquer sur les projets futurs, les entreprises éditent régulièrement des rapports RSE.

Ces documents de synthèse jouent un rôle important dans le cadre d’une stratégie RSE, et doivent par conséquent être conçus puis diffusés dans les règles de l’art. Voici ce qu’il faut savoir à leur sujet.

Qu’est ce que le rapport RSE et qui concerne-t-il ?

Composantes d'un bilan social et environnementalLe rapport RSE est un document officiel produit par une entreprise à intervalles réguliers, généralement une fois par an. Son contenu retranscrit l’impact social et environnemental de l’activité de la société, fournit des résultats concrets et présente des axes d’optimisation à court, moyen ou long terme.

Au niveau juridique, deux types d’entreprises sont tenues de produire un rapport RSE chaque année

  • Celles cotées en bourse,
  • Celles comptabilisant plus de 500 employés ou/et générant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros.

Les sociétés ne répondant à aucun de ces critères ne sont soumises à aucune réglementation particulière et peuvent choisir librement d’éditer ou non un rapport RSE.

Quel est l’intérêt de réaliser un rapport RSE ?

La démarche RSE dans son ensemble est très avantageuse pour les entreprises se donnant la peine de communiquer dessus. En effet, plusieurs bénéfices peuvent y être directement reliés : 

1/ Amélioration de l’image de marque

Un rapport RSE est avant toute chose un outil de communication (aussi bien interne qu’externe). Il s’agit d’un document librement accessible au contenu étoffé, ce qui le rend parfait pour exposer la stratégie environnementale, les résultats obtenus ou les projets à venir. Clients, partenaires et collaborateurs peuvent ainsi aisément obtenir une vue d’ensemble sur les efforts déployés en toute transparence. Dans les faits, cela se traduit souvent par une meilleure perception de l’entreprise.

Une bonne image de marque réduit le turn over en interne et permet d’attirer de nouveaux talents à des postes-clés, sans oublier son impact sur la fidélisation de la clientèle.

Pour aller plus loin, il est possible d’obtenir un label RSE parmi la vaste sélection disponible. Voici quelques exemples de labels généralistes : 

2/ Diminution de l’empreinte environnementale

Grâce aux différentes mesures mises en œuvre dans le cadre de sa politique RSE, une organisation peut considérablement réduire son impact environnemental sur la durée. L’utilisation du rapport RSE offre non seulement la possibilité de communiquer sur le sujet (voir ci-dessus), mais représente également un excellent moyen d’évaluer l’efficacité des actions entreprises.

3/Meilleure différenciation par rapport à la concurrence

Les enjeux sociaux et environnementaux étant particulièrement importants aujourd’hui, l’engagement dans une démarche RSE peut être un facteur différenciant auprès de certains clients potentiels.

Par ailleurs, les entreprises s’appuyant sur une politique RSE solide sont globalement plus performantes que celles qui ayant fait l’impasse dessus. En effet, une étude menée par France Stratégies établit qu’au total, “l’écart de performance entre les entreprises qui introduisent des pratiques RSE et celles qui ne le font pas est en moyenne de 13 %.”

4/Réduction des coûts en limitant le gaspillage

Une approche RSE efficace ne s’appuie pas uniquement sur de vastes projets à grande échelle. Tri des déchets, chasse au surchauffage ou réduction de la consommation de papier constituent des exemples de gestes quotidiens qui, s’ils sont bien appliqués, peuvent réduire les dépenses de la société tout en préservant l’environnement.

Quelles sont les thématiques à développer dans ce document ?

Il n’existe pas vraiment de modèle universel pour créer un rapport RSE : de nombreuses variations découlent directement du domaine d’activité de l’entreprise, quand d’autres peuvent être liées à son envergure ou sa localisation géographique.

Toutefois, il est indispensable de traiter – séparément – les deux thématiques fondamentales que représentent l’environnement et le social.

La partie environnementale du rapport RSE

illustration d'un rapport RSECe premier volet traite des enjeux liés au développement durable : formation, sensibilisation, mesures pour limiter la pollution et favoriser la biodiversité, etc.

Doivent également apparaître les efforts réalisés pour limiter la consommation d’eau, d’électricité ou de matières premières.

Enfin, il convient de communiquer sur la quantité totale des émissions de gaz à effet de serre.

La partie sociale du rapport RSE

La seconde partie indispensable regroupe les différentes informations relatives aux relations humaines : masse salariale, parité, plages de rémunération par âge, sexe, aire géographique…

L’organisation du planning (Horaires fixes ? Flexibles ? Télétravail autorisé ou présentiel uniquement ?) ainsi que le taux d’absentéisme sont également à mentionner, sans oublier les taux de turn over par service et/ou région. Sont aussi mentionnés les efforts déployés sur la montée en compétence des salariés : programmes de parrainage, formations…

L’accent doit enfin être mis sur les conditions de travail à proprement parler : les bureaux sont-ils sains ? Les employés sont-ils correctement équipés ? Dans le cas des métiers à risques, quelles mesures sont prises pour les limiter ?  quelle fréquence se produisent des accidents de travail ou les arrêts maladie et par extension, quel est leur degré de gravité ?

La présentation générale du rapport RSE

Outre ces deux parties “communes” à tous les reportings RSE, voici une liste non exhaustive d’éléments importants qu’il est pertinent de faire apparaître : 

  • Une vue d’ensemble de l’activité de l’entreprise ;
  • Un mot du directeur général dans une optique de contextualisation et de rappel des valeurs ;
  • Une partie dédiée à la transparence des informations fournies, y compris lorsqu’elles sont négatives ;
  • Un état des lieux des résultats obtenus au cours de l’année écoulée ;
  • Une présentation des objectifs en cours de réalisation ou de ceux récemment définis pour les années à venir.
  • Un récapitulatif des sources utilisées, qu’elles soient internes ou externes, afin de gagner en crédibilité.

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7 conseils pour produire un bon reporting RSE

1/ Ancrer le contenu autour du storytelling

collecte données RSEUn rapport RSE n’est pas un document spécialement attractif pour la plupart des personnes malgré son importance. Souvent long et peu passionnant à parcourir, il ne suscite généralement que peu d’intérêt… à moins que son contenu soit formulé avec la bonne approche ! Le storytelling est une méthode de communication qui consiste à donner une structure narrative similaire à celle que l’on pourrait retrouver dans une histoire ou un conte.

Cette technique permet également de transmettre des émotions ou un état d’esprit aux lecteurs, ce qui a souvent tendance à être plus “mémorable” qu’une présentation des événements traditionnels. En résumé, le storytelling est ce qui permet de donner du corps à un rapport RSE tout en le rendant plus facile à lire.

2/ Automatiser la collecte et l’agrégation de données

Récupérer l’ensemble des données nécessaires à l’élaboration d’un bilan RSE est un travail chronophage où la moindre erreur peut s’avérer très impactante.

Pour faciliter cette procédure titanesque, l’automatisation est la clé. Des outils dédiés tels que Gathering Tools sont en effet capables de réaliser cette tâche de façon autonome en s’appuyant sur différentes fonctionnalités avec à la clé des gains de temps considérables et une fiabilité des données accrue.

3/ Définir des objectifs clairs et faire le point sur les dernières évolutions

Un bon reporting RSE doit systématiquement s’appuyer sur une feuille de route comprenant les objectifs à compléter à court, moyen et long termes. Développer cette partie s’avère très utile pour poser des jalons et inscrire l’entreprise dans une démarche durable, un véritable plus aux yeux des analystes, investisseurs et clients.

En marge des objectifs à atteindre, l’intérêt du rapport RSE réside aussi dans sa capacité à rendre compte des progrès réalisés : qu’il s’agisse de résultats quantitatifs (réduction de la consommation d’électricité de 15 % sur la dernière année) ou quantitatifs (installation d’un système de purification des eaux dans une usine), la moindre avancée présente un intérêt.

Ces explications sont les bienvenues pour le lectorat afin d’attester de la volonté de l’entreprise de s’inscrire dans une dynamique durable & sociale.

4/ Favoriser la transparence

Pour qu’un rapport RSE remplisse son rôle, l’entreprise doit être capable de fournir différentes informations… y compris les mauvaises. Certains projets n’obtiennent pas les résultats escomptés, des erreurs sont parfois commises, et des facteurs externes peuvent venir compliquer une situation déjà délicate. Pourtant, dissimuler ces données peut avoir de graves conséquences (enquêtes, amendes…) et aura tendance à discréditer l’entreprise aux yeux du public, qui verra désormais son bilan RSE comme un outil de “greenwashing”.

5/ Soigner la mise en forme (aération, images, graphiques…)

Lire un document de plusieurs dizaines de pages rédigé dans une police peu lisible et surtout sans éléments de rupture tels que des images est une expérience particulièrement désagréable.

Pourtant, encore aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des entreprises éditer des rapports RSE sans tenir compte de la forme. Pour éviter cet écueil très répandu, du temps doit être alloué à la mise en page : interligne suffisant, police suffisamment épaisse, images, graphiques ou tableaux à intervalles réguliers, etc.

6/ Fournir des sources

Du fait de sa complexité, un rapport RSE expose de larges volumes de données en provenance de différentes sources, parfois internationales. La transmission des sources en fin de document est donc indispensable, surtout aux yeux des spécialistes et des organes chargés de vérifier la véracité des propos tenus.

7/ Organiser la communication auprès du public

Nous l’avons vu plus haut, le bilan RSE est un excellent outil de communication. Par conséquent, sa diffusion doit être soigneusement préparée. De la mise en ligne sur le site corporate au partage sur les médias sociaux en passant par l’envoi aux collaborateurs, de nombreuses possibilités existent. Faire l’impasse sur l’accessibilité du rapport RSE revient à introduire un biais dans la communication auprès du public, ce qui va à l’encontre du principe même de RSE.

rapport RSE

Quelques exemples de rapports RSE pertinents :